• L'Union - édition du 5 juillet 2012

    Pique-nique de soutien à Blendi et Blendon

     

    Le pique-nique de soutien aux jumeaux s'est tenu sur les pelouses situées devant le conseil régional à Châlons.

    Le pique-nique de soutien aux jumeaux s'est tenu sur les pelouses situées devant le conseil régional à Châlons.

     

     

    Nouvelle action en faveur de la famille Gashi

     

    Le 18 janvier dernier, la famille Gashi était expulsée du territoire national en un temps record. Débutait alors une véritable mobilisation qui ne s'est pas essoufflée au fil des mois car des actions de types manifestations, rassemblements et défilés ont depuis lors été organisées à Châlons, notamment chaque samedi matin sur la place Foch ou au départ de l'école Branly où les jumeaux Blendi et Blendon étaient scolarisés.
    L'un d'eux devait d'ailleurs subir une très lourde intervention chirurgicale à Reims. Mais en vain. L'administration du pays des Droits de l'Homme en ayant décidé autrement. Après bien des coups de fils, des contacts, des rencontres et des réunions, sans oublier de nombreuses vicissitudes administratives, la situation n'a guère évolué puisque la famille kosovare n'a pu regagner Châlons pour l'heure.
    Chaque jour, les membres de l'association « Ensemble pour Blendi et Blendon » se mobilisent, et mettent la pression en souhaitant que le dossier avance dans la bonne direction et surtout rapidement, avec le soutien de RESF (Réseau éducation sans frontières), de certains syndicats, partis politiques et autres associations. Alors que le dossier est actuellement réexaminé par le responsable du pôle immigration du cabinet de Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, une nouvelle action se déroulait hier, très exactement un pique-nique de soutien à Blendi et Blendon sur les pelouses situées devant le conseil régional.

     

    Dernière manif pacifique

    Sur place, chacun avait amené un plat salé ou sucré qui a été partagé dans une ambiance conviviale et musicale sur fond de mobilisation. Des messages avaient été installés sur la Porte Sainte-Croix voisine et sur des pupitres situés devant la pelouse.
    Là, le conseiller général Rudy Namur, des syndicalistes et membres d'associations étaient réunis autour de Nicolas Wierzbicki, président d'« Ensemble pour Blendi et Blendon ». Tous ont fait un point sur la situation en ce 4 juillet tout en partageant ce pique-nique avant qu'un lâcher de ballons ne se déroule à 13 h 30. Ballons de l'espoir en souhaitant que la famille foule bientôt le sol châlonnais.
    « C'est la toute dernière manifestation pacifique nous organisons en soutien de la famille Gashi », ont insisté certains.
    Non pas en raison de vacances mais simplement parce que le dossier a trop traîné à leurs yeux. Le mouvement en faveur des jumeaux et leurs parents pourrait afficher un autre tempo et surtout une autre forme d'ici peu. Leur but : que cette famille regagne le territoire national. Un point c'est tout !

    David ZANGA


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  • L'Union - édition du 26 avril 2012

     

    édition du 25 avril 2012

     

    Nouvelle mobilisation hier matin en faveur de la famille Gashi Châlons attend Blendi et Blendon avec impatience !

     

    Un petit-déjeuner était organisé rue Carnot, avant que la délégation conduite par Nicolas Wierzbicki ne soit reçue.

    Un petit-déjeuner était organisé rue Carnot,
    avant que la délégation conduite par Nicolas Wierzbicki ne soit reçue.

    Hier matin, une délégation de l'association « Ensemble pour Blendi et Blendon » a été reçue en préfecture afin de faire le point sur la situation des deux jumeaux expulsés avec leurs parents vers le Kosovo. L'un d'eux devait être opéré à Reims…

    LA mobilisation ne faiblit pas. Nul ne lâche pour que Blendi et Blendon Gashi regagnent Châlons avec leurs parents. Hier dès 9 h 15, une énième manifestation était programmée devant la préfecture à l'appel d'« Ensemble pour Blendi et Blendon », association créée en février regroupant des parents, des élèves, des sympathisants mais aussi des enseignants écœurés par le très peu de considération dont la famille Gashi a fait l'objet.
    Effectivement, le 18 janvier, les parents et leurs deux jumeaux - dont Blendon, 10 ans, souffrant d'une hémiplégie du côté droit suite à une hémorragie cérébrale et à un coma de six semaines - étaient obligés de quitter le territoire Français en un temps record. Interpellés comme des bandits de grand chemin. L'enfant devait subir mi-mars une intervention chirurgicale à Reims, mais il ne pénétrera jamais dans le bloc opératoire. Car cette famille Kosovare qui s'était bien intégrée était conduite au centre de rétention de Metz avant d'être mise dans un avion direction Pristina. Aller sans retour…
    De multiples rassemblements
    Face à cette situation administrative inhumaine, un traumatisme était palpable chez les élèves et dans l'équipe de l'école Branly, où une psychologue scolaire avait dû prendre en charge plusieurs camarades des enfants. Véritable traumatisme enfin dans un Châlons mobilisé où de nombreux citoyens se levaient contre cette expulsion. Car depuis, il ne s'est pas passé une semaine sans une action. Des rassemblements devant la préfecture, l'école ou encore des cercles de silence chaque samedi matin devant la mairie. Les Châlonnais, les membres d'« Ensemble pour Blendi et Blendon », mais également l'antenne locale de RESF (Réseau Éducation sans frontières) ou encore la FCPE ont remonté leurs manches afin de ne pas oublier ces enfants. Car depuis, un visa médical a été demandé mais… a été rejeté. « Il n'aurait pas été déposé au bon endroit », pestent des manifestants nous expliquant que les documents ont transité par l'ambassade de Suisse au Kosovo alors que les pièces devaient parvenir à l'ambassade de France en… Macédoine. Stand-by aujourd'hui, les jumeaux ne sont toujours pas scolarisés, Blendon n'a toujours pas été opéré. Quant au Kosovo dépeint comme sûr, il ne l'est pas car miné par des mafias locales.
    Déception dans les rangs
    Hier, Nicolas Wierzbicki, vice-président d'« Ensemble pour Blendi et Blendon » faisait partie de la délégation reçue notamment par Michel Guillot, préfet, et le secrétaire général Francis Soutric. Rencontre au sommet mais hélas sans réelle avancée. Il s'avère qu'après une heure quinze de rencontre, il semble urgent… d'attendre, notamment en cette période d'entre deux tours où tous les décisionnaires jouent la montre. « Nous sommes plutôt déçus car le dossier n'avance pas, les représentants de l'Etat se retranchent derrière la légitimité administrative. J'ai le sentiment que nul ne veut rien décider pour l'heure », assure M. Wierzbicki. Si vendredi dernier, le Défenseur des droits Dominique Baudis, très au fait du dossier, précisait que l'ambassade de Suisse n'était pas compétente ; aujourd'hui, chacun souhaite que les verrous administratifs s'ouvrent enfin, que les Gashi puissent refaire leurs valises, que Blendon puisse se faire opérer, que la mobilisation sans faille paye, qu'on jette les banderoles… Oui, mais quand ?
    David ZANGA

     

     

    L'UNION - édition du 25 avril 2012

     

    Manif aujourd'hui devant la préfecture pour Blendi et Blendon

     

    Le rassemblement a lieu à 9 h 15 ce matin.

    Le rassemblement a lieu à 9 h 15 ce matin.

    L'association « Ensemble pour Blendi et Blendon » organise un rassemblement de soutien à la famille Gashi aujourd'hui à partir de 9 h 15 devant la préfecture. Il s'agit de cette famille du Kosovo dont le petit Blendon, 10 ans, handicapé, est en attente de soins qu'il aurait dû recevoir en France s'il n'avait été expulsé.
    L'association vient de recevoir un soutien de poids en la personne de Jean-Paul Bachy, président du conseil régional de Champagne-Ardenne qui a dernièrement reçu une délégation menée par le directeur de l'école Branly, et instituteur des enfants, Luc Neuhauser : « Le président Bachy s'est montré très sensible à la situation humaine de Blendon » explique Samuel Monchot au nom de l'association, « expliquant qu'expulser un enfant handicapé, en lui refusant l'asile politique, puis un visa médical, alors que celui-ci est en danger dans son pays, n'était pas conforme à l'image de terre d'accueil de notre pays ».
    Jean-Paul Bachy s'est proposé de soutenir l'association en intervenant directement auprès de l'ambassadeur de France au Kosovo, de l'autorité régionale sanitaire et de Michel Guillot, préfet de région. Un préfet qui pour la première fois, recevra aujourd'hui une délégation de l'association « Ensemble pour Blendi et Blendon ». Satisfaction pour Samuel Monchot qui frappe également des deux mains suite à la dernière décision du conseil d'Etat : « Pour la troisième fois en quatre ans, il a sanctionné le 26 mars le conseil d'administration de L'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) pour avoir déclaré comme sûrs des pays d'origine de demandeurs d'asile, qui n'en remplissaient pas les conditions, en l'occurrence cette fois-ci, l'Albanie et le Kosovo ».

    F.M.


     

     



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  • Famille du Kosovo expulsée Blendon : la Région écrit au préfet

     

    Blendi et Blendon, des jumeaux scolarisés à Châlons jusqu'en début d'année…

    Blendi et Blendon, des jumeaux scolarisés à Châlons jusqu'en début d'année…

     

     

    Le président du conseil régional, Jean-Paul Bachy, vient d'écrire au préfet de région, Michel Guillot, au sujet du petit Blendon, un enfant handicapé âgé de 10 ans et expulsé vers le Kosovo en début d'année. Il vivait avec sa famille à Châlons.
    « J'aimerais attirer votre attention bienveillante sur les difficultés auxquelles cette famille est aujourd'hui confrontée, à la suite de son expulsion en janvier dernier » explique l'élu dans son courrier. « Je crois savoir qu'une procédure d'asile médical peut être mise en œuvre, dans des cas d'urgence. C'est manifestement le cas pour ce jeune garçon. je pense qu'il serait logique qu'elle puisse en l'espèce s'appliquer ».
    Jean-Paul Bachy ajoute qu'à l'époque où cette famille est arrivée en France, le Kosovo n'était pas classé en territoire « sensible ». « C'est maintenant le cas, depuis mars 2012. Si la réglementation ne peut s'appliquer à titre rétroactif, rien n'empêcherait qu'une nouvelle demande d'asile puisse être instruite par l'Ofpra » suggère le président de la Région au représentant de l'Etat.
    Reste à savoir si la préfecture donnera une réponse ou non à ce courrier, qui fait suite à la visite des membres de l'association Ensemble pour Blendi et Blendon, du nom des jumeaux expulsés avec leurs parents vers Pristina.
    Depuis le début de l'année, tous les samedis, le réseau RESF manifeste devant la mairie de Châlons, place Foch, pour réclamer le retour de Blendon et des siens.
    Il se peut fortement que les suites données à cette affaire par l'Etat dépendent du résultat des élections de dimanche.
    S.L.


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  • Marche de soutien et apéritif citoyen pour Blendi et Blendon

     

    Une soixantaine de manifestants  a pris part à la marche de soutien, organisée par l'association « Ensemble pour Blendi et Blendon ».

    Une soixantaine de manifestants a pris part à la marche de soutien, organisée par l'association « Ensemble pour Blendi et Blendon ».

     

    CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE (Marne). « Le changement, c'est maintenant. » Un slogan évocateur. L'association « Ensemble pour Blendi et Blendon » l'a fait sien, se permettant d'y ajouter une petite touche personnelle. « Pour Blendon, le changement c'est maintenant », scandaient ainsi ses membres hier matin lors d'une marche de soutien.

    Partis de l'école Branly, où étaient inscrits les jumeaux kosovars avant leur expulsion remontant à janvier 2012, une soixantaine de manifestants a arpenté les rues châlonnaises jusqu'à la préfecture de Région.
    « Rendez-nous Blendi et Blendon. » « Enfants expulsés, République en danger. »
    De là, ils ont gagné la porte Sainte-Croix sous laquelle ils ont pris part à un apéritif citoyen. L'occasion de se faire remarquer, mais surtout de montrer qu'ils ne baisseront pas les armes.
    « Nous plaçons beaucoup d'espoir dans le gouvernement Hollande », déclarait Catherine Tanguy, porte-parole du Réseau éducation sans frontières (RESF). « S'il tient ses engagements, le changement pour la famille Gashi deviendra effectif. »
    A l'en croire, il est grand temps. « Pour les avoir eus hier soir au téléphone, je peux vous dire que ça ne va pas. Ils vivent prostrés chez la grand-mère. Ils ne bougent pas. En plus de ça, Blendon dort très mal. Il a des maux de tête constants. »
    Hémiplégique, l'enfant de 10 ans aurait été opéré à Reims en mars dernier s'il n'avait été expulsé au Kosovo, son pays d'origine.
    S. B.


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